Les thèmes de la peinture furent longtemps prétextes
à immortaliser les puissants de l’époque, et la Nativité
du Christ ne fait pas exception. Mais, par-delà la figure
de Marie, les peintres ont célébré la femme avant la mère.
Pourtant convaincu que l’avenir de la peinture anglaise passait par un retour
au « Grand style » né en France et en Italie, Joshua Reynolds laissa entrevoir,
dans ses portraits et autoportraits, un psychisme plus complexe et le sentiment
que l’art se devrait de frapper l’imagination par la puissance des passions.
Les derniers feux du romantisme anglais furent allumés par un artiste plus
original encore que Bonington, Samuel Palmer. Après sa rencontre avec
le poète William Blake, Samuel Palmer connut une sorte d’état de grâce,
au point que l’on peut aujourd’hui parler de « décennie miraculeuse ».
Comme Turner avant lui, c’est à Venise que Richard Parkes Bonington
comprit que la lumière et la couleur pouvaient devenir le sujet véritable
d’un tableau. Du fait de son éducation en partie française, il représente
une sorte de pont exemplaire entre les romantismes anglais et français.